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mercredi 19 septembre 2012

Century Media et le téléchargement illégal.

Century Media, le label rock et metal de Architects, In Flames, Napalm Death, Iced Earth et Lacuna Coil, poursuit 7,500 fans pour téléchargement illégal.
Le label, basé en Allemagne, a saisi la court du New Jersey et accuse 4,327 personnes d'avoir téléchargé illégalement l'album d'Iced Earth, 'Dystopia', et 3,136 autres pour l'album de Lacuna Coil, 'Dark Adrenaline'. Toutes les adresses IP ont été transmises à la justice, mais la plainte reste contre X, si la justice se prononce en faveur du label, les opérateurs devront fournir l'identité de chaque accusé. "Les gens ne comprennent pas que le vrai problème vient de la distribution. C'est un vrai danger pour l'industrie du disque et la créativité. Le téléchargement illégal a atteint des proportions dramatique, des milliers d’œuvres sont piratées chaque jour, et les auteurs sont privés de la valeur de leur travail." "Les petits producteurs ne peuvent pas survivre, l'effet sur l'industrie du disque est extrêmement destructeur, les ventes de disques ne permettent plus à l'industrie de survivre, le téléchargement illégal est responsable de la chute de l'industrie du disque."
S'ils sont jugés coupable, les 7,500 accusés devraient verser $2900 pour éviter le procès et des condamnations plus importantes.

20 commentaires:

Lester a dit…

Quand on pense que Lars Ulrich dans la biographie de Metallica est un fervent adepte de l'échange de cassette entre fan, et que ce même personnage quelques années plus tard devient le bourreau de Napster, il y a de quoi discuter...
De la même manière, Mark Knopfler (pas forcément un rebel de la première heure) explique qu'avec l'avènement des CD, à l'époque, les maisons de disques ont fait un fric monstre et sans négocier avec les artistes. Dixit, c'est les artistes qui ont perdu de l'argent à l'époque à cause des maisons de disques.

Gardons la tête froide, si c'est faire plus de fric pour sponsoriser Rihanna ou Britney Spears...

Comme dit W bush : "quand on a bien picollé, c'est normal d'avoir la gueule de bois"

Londers a dit…

non, le téléchargement illégal n'est pas reponsable, c'est le fait de nous proposer tout le temps de la merde à la radio et d'avoir des cds hors de prix alors que le prix de création d'un cd (je parle de création matériel, pas musical) ne cesse de baisser.
Faut arrêter de prendre les gens pour des glans

Anonyme a dit…

Plutôt que d'attaquer les vilains pirates pour se faire encore plus d'argent sur le dos des artistes, l'industrie du disque ferait bien de se remettre en question. Je vous invite à lire cet article, assez intéressant : http://korben.info/telechargement-musique-insignifiant.html

Julia a dit…

Mais est-ce que je suis la seule à trouver ça normale que les artistes gueulent contre le téléchargement illégal? Ca me ferait chier, personnellement, si j'avais un groupe, de savoir que je travaille gratuitement...

@Lester: je pense qu'il y a une différence importante entre le copiage de cassette, qui se fait entre amis-rarement plus, même si ça arrive, cf la publicité vers San Francisco que Metallica s'est faite à ses débuts par ce procédé-et pour lequel tu as forcément un original, et le téléchargement illégal qui se fait à très grande échelle et pour lequel... t'as besoin juste de ta connexion internet.


On peut toujours dire "ouais mais c'est la crise, et t'as vu le prix des CD?"

Je pense que pour un artiste que tu aimes vraiment, tu peux au moins faire l'effort d'acheter. Puis honnêtement, le prix d'un CD... Certes quand ils viennent de sortir ils sont facile à 14,99 voire 20, mais il y en a énormément à 7 euros et environ, et c'est pas non plus la mort... Et comme ça concerne pas les albums qui viennent tout juste de sortir, et que j'imagine que vous n'aimez pas les musiques "actuelles", vous ne devriez pas avoir trop de problèmes au niveau des prix...

Parfois je me demande si notre génération n'est pas non seulement irrespectueuse, mais aussi irresponsable...

Londers a dit…

Julia, mon problème n'est pas quand les artistes se plaignent du téléchargement, c'est surtout quand c'est des labels friqués comme Century Media ou Universal qui se plaignent du téléchargement que je trouve ça osé, voire même carrément gonflé

Anonyme a dit…

Sachant qu'un artiste ne gagne plus d'argent sur la vente de ses cd, et qu'il est payé d'avance par la maison de disque (http://www.radiometal.com/article/gojira-joe-duplantier-repond-a-vos-questions,53135), ça me fait ni chaud ni froid de voir les chiffres actuels du téléchargement illégal (si on peut parler de chiffres). Internet, c'est bien pour découvrir un artiste, mais rien ne vaut un cd (la boite, la pochette, etc...) et encore moins un concert (la chaleur, les jambes en confiture, la transpiration, les sifflements dans les oreilles, ...)
Et toi tonton, t'en penses quoi ?

Anonyme a dit…

Allez hop hop hop, on chausse ses bottes, on fait des concerts et on se passe des disques !

Clément a dit…

Julia, le problème c'est que les artistes ne sont pas contre le téléchargement, c'est souvent même le contraire!
Le problème c'est que ce sont les maisons de disques, qui bouffent déjà 80% des revenus de l’industrie musicale qui râlent parce qu'au lieu de faire des bénéfices de 30 milliards d'Euros à la fin de l'année se retrouvent avec 20-25 milliards d'Euros.
Au lieu de se remettre en question, d'évoluer au nom de l'art qu'ils sont censés défendre, ils partent dans des procès et une envie de démolir les gens qui ne veulent pas payer. J’achète les CD des groupes que j'aime vraiment, comme beaucoup de monde, mais maintenant on peut choisir d'écouter avant d'acheter et ça ça les emmerde.
Pas sur que l'irrespect et l'irresponsabilité viennent des gens qui téléchargent justement, c'est justement parce qu'on les prend un peu trop souvent pour des cons avec des prix exorbitants qu'on en est arrivé la.

Julia a dit…

Si l'artiste est payé d'avance par la maison de disque et que cette même maison de disque coule à cause du téléchargement illégal...?

L'artiste ne pourra plus être payé à l'avenir.

Julia a dit…

Ah oui. Par contre je comprends ça: que c'est abusé que ce soient ces maisons de disque, qui bouffent la plus grande part du gâteau, qui dénoncent le téléchargement illégal.

C'est mal foutu et pas normal, mais malheureusement sans ces maisons de disque...

Magali a dit…

Je suis assez d'accord avec Clément. D'ailleurs, certains groupes décident de se passer de label, d'autres ré-enregistrent leurs albums pour pouvoir faire ce qu'ils veulent de LEUR musique car les labels les arnaquent et les privent de leurs droits sur LEUR musique.
Les CD sont plus chers que les vinyles à l'époque de vinyl et ça a toujours été le cas, je suis prête à parier qu'un CD est bien plus facile à produire qu'un vinyl (on peut tous graver des cd on n'a jamais pu presser de vinyl chez soi) => les maisons de disques se sont moquées de tout le monde et ont ainsi encouragé le téléchargement.
Par ailleurs, au moment d'Hadopi, je me souviens d'un article qui disait qu'en fait, les gens qui téléchargent sont aussi ceux qui vont le plus au cinéma, aux concerts et achètent le plus de produits culturels, ce que j'ai pu vérifier autour de moi.
Pour ma part, j'achète la musique que j'écoute vraiment.

JR a dit…

Londers, Century Media est un label allemand indépendant, loin de la Major Universal. Certes un gros indépendant, mais un indépendant tout de même.

Julia, non je te rejoins sur plein de raisons, mais parce qu'en tant qu'ancien disquaire et animateur radio amateur, j'ai un point de vue plus large que celui de la majorité des gens. Les choses sont, je crains plus complexes qu'un simple lutte contre les majors capitalistes tentaculaires.

Il y a bien évidemment le problème du prix de revient des CDs, de la politique stupide de certaines majors qui pensaient uniquement à inonder le marché de compilations et d'artistes éphémères avec des "tubes de l'été" par exemple (et là, on peut blâmer TF1n du moins en partie), mais il y a également de manière plus globale tous les médias : radios (qu'il est regrettable de devoir attendre uniquement les émissions de Tonton Z ou Georges Lang le soir, pour avoir droit à de la vraie diversité musicale? En Belgique c'est différent, les animateurs ne sont pas de simples speakers, à presque toute heure, ils colmmentent, et analysent presque, font découvrir, à la manière de Tonton Z, des artistes et des morceaux, et le même morceau ne se répète pas toutes les 3h comme certains Coldplay ou Muse ou Rihanna), télévision (les seules émissions musicales sont de plus en plus rares, et hélas souvent des télé-crochets peu inventifs). Il y a donc un problème de médiatisation, et aussi d'uniformisation des musiques, des styles, des goûts (là encore, je suis tenté d'appeler ceci "le syndrôme TF1). Les disques se vendent moins aussi car les grandes surfaces ont abandonné leur vente (normal, quelque part, plus assez rentable).
Se pose aussi le problème du manque de curiosité intellectuelle et musicale des gens. Pour vous donner un exemple, mon magasin a fermé son rayon disques, et nous avons tout soldé à 1 €. Beaucoup de gens refusaient de prendre des artistes qu'ils ne connaissaient pas, alors qu'à 1€ le Cd, on peut prendre un risque, cela ne coûte rien d'essayern encore plus quand votre vendeur, qui connaît vos goûts, vous oriente.
Enfin, le commerce musical n'a pas évolué depuis 10 ans, ce qui est un gros problème :les commerces indépendants se sont beaucoup cassé la figure, les gros réseaux de distribution fonctionnent avec des centrales d'achat, et à chaque fois, un CD sort plein pot (17€), puis baisse de prix 6 mois plus tard (12€), puis réaugmente (21€), puis rebaisse encore plus (9€), puis remonte (21€), puis rebaisse à 7 €, et là si on a du bol, cela reste son prix final, sinon, il réaugmentera de nouveau. Là est la véritable erreur de ce marché. Pour ce qui est des royalties des artistes, certes ils touchent peu directement sur les CDs vendus, mais en revanche, la maison de disque leur verse des "avances" pour enregistrer, vivre quelques temps, investit dans la pub, finance en partie les tournées... (à suivre)

JR a dit…

(suite)
J'ai envie de vous raconter une anecdote de mon métier de disquaire, qui m'horripilait car hélas quotidienne : chaque jour, dans mon magasin, il y avait forcément un moment où vient un client qui recherchait un morceau précis qu'il a entendu dans un film ou série. Il le fredonne, le décrit, raconte dans quoi il l'a entendu, bref, je finis par lui trouver son morceau, et souvent c'est un grand classique qui figure sur des compiles ou albums à petit prix (mon magasin avait des prix beaucoup plus compétitifs que les Fnac, car j'étais autonome, sans centrale d'achats, donc pour vous donner une idée je vendais les ZZ Top à 3,99€). Mais hélas, très souvent, le bonhomme ne m'achetait pas mon disque et repartait télécharger le morceau / l'album. Les arguments avancés ?
3€ c'est trop cher / le CD prend trop de place dans l'étagère / les autres morceaux que je ne connais pas ne m'intéressent pas, c'est de la vente forcée de m'obliger à acheter 10 titres quand je n'en veux qu'un (raisonnement stupide d'ailleurs, quand on achète un DVD ou une place de cinéma, c'est pour regarder un film entier, pas seulement une séquence au milieu).

Une autre raison, qui donne bonne conscience, est la suivante : "se venger des maisons de disques qui incarnent le grand capital". Cela peut se comprendre pour les majors, mais comme je le disais plus haut, c'est simpliste et biaisé (que les choses soient claires : je suis l'ennemi des majors qui ont fait les pires des conneries depuis 20 ans) mais, dans les faits, cette idée est fausse : les petits labels se cassent de plus en plus la gueule, Uiversal rachète tout, y compris EMI, et va bientôt avoir une situation de monopole très dangereuse pour la diversité. Et les disquaires ferment tous les uns après les autres. Saturn l'année dernière, Virgin cette année, et donc, la Fnac dans 2 ans ? Les musiciens tentent de se faire connaître par Internet, mais dans les faits ils finissent toujours sur un label, pour bénéficier de leur réseau de distribution, qui sert aussi parfois (pas toujours hélas) de "filtre" entre les artistes vraiment pourris et les plus talentueux (les majors, Universal en premier, ont hélas tué cette fonction en faisant enregistrer des CDs aux gens comme Félicien du Loft).

La musique est devenu un bien consommable à 200%, et cela me gêne quelque part, que la musique soit désacralisée à ce point, à titre personnel.

Et pour ceux qui veulent savoir, j'ai été licencié au motif économique, car mon magasin a fermé son rayon CDs. Dommage, je suis un des derniers disquaires diplômés de France (oui, il existe une école diplômante des disquaires, reconnue par l'Etat). Et si je comprends l'évolution naturelle du marché de l'emploi, je réfute les arguments et parallèles avancés qui sont souvent les mêmes "vous êtes comme les mineurs après la fermeture des mines / les moines copistes avec l'arrivée de l'imprimerie". Ces arguments sont de mauvaise foi, car la situation est sensiblement différente.

JR a dit…

Anecdote que je trouve très parlante sur le gaspillage des majors du disque au niveau de leurs frais : payer un aller-retour à Gibraltar pour Abd Al Malik pour la photo de pochette de son album. Un aller-retour en avion à l'étranger pour une photo...

Sinon, pour conclure et cesser de pourrir ce blog avec mes propos interminables, vous avez tous raison et tort à la fois, je pense.
Car tout provient d'un cumul de plein de choses :
-la bêtise des majors
-l'incapacité du marché à s'adapter au monde actuel (trop de vieux papys, pas en phase avec l'actualité, à la tête des postes cruciaux de l'industrie du disque)
-l'irresponsabilité des consommateurs, pas curieux et qui se réfugient derrière une fausse révolution subversive qui ne sert que leur égoïsme, et met les artistes dans l'embarras (il y en a qui se suicident, surtout chez les indépendants, et les petits labels sont déficitaires)
-le rôle des médias de masse, service public compris, qui ne sont plus précurseur, ne font plus découvrir, mais jettent en patûre des clones de la mode à des gens qui perdent chaque jour le goût de la musique de qualité
-les magasins de grande distrbution, qui engagent des gens qui vendaient du jambon pour vendre des disques et qui ne connaissent rien à la musique (j'ai connu des prétendus disquaires chez Cultura qui n'avaient jamais écoute de Led Zeppelin)

Voilà, j'espère être publié : désolé pour les longs commentaires, mais j'espère avoir apporté de l'eau au moulin de tous. (et merci à Tonton Z pour être l'un des derniers bastions musicaux de la radio, LONGUE VIE A TOI)

Anonyme a dit…

D'abord l'argent de poche des gamins n'est pas si élastique. Encore dans les années 80 l'intégralité passait dans l'achat d'un cd (dans mes rêves ! à 130 balles... en fait on volait des k7 vierges on achetait un pack de binouzes un clope et basta, ça devait faire dans les 3 euros le tout, huhu, et on se cotisait). Aujourd'hui entre le téléphone portable (Mc Luhan avait raison) et la XBox y'a pas photo...
D'abord le jeu video est l'industrie numéro un aujourd'hui.
Ensuite depuis l'avennement du cd, l'industrie musicale est aux mains des comptables. Si les compagnies pleurent ce n'est pas pour leurs artistes, mais pour leurs actionnaires. Moi j'ai pas l'impression qu'il y a moins de groupes qu'avant, le rock n roll est partout, même dans les génériques d'émission de sport putain. Ce sont les intermédiaires qui souffrent le plus non ? Normal, c'est l'industrie capitaliste, c'est juste un putain de commerce avec ses règles qui n'ont rien à voir avec la passion du produit, que tu sois disquaire ou boulanger, un moment faudra écraser la gueule du voisin pour gagner ta croute. Et plus t'es gros, plus t'écrase.
Dans l'excellente bio The Man Who Led Zeppelin, le manager de Dire Straits évoque la stupéfaction de Peter Grant devant la facilité avec laquelle les majors ont réussi à vendre plusieurs fois le même album aux mêmes personnes ! Là on est bien dans quelque chose de vieillissant non ?
Et puis on nous présente internet comme un lieu de débauche où sévicent des gens sans foi ni lois.
On oublie un peu vite que les tauliers qui te vendent le ticket d'entrée au parc, 20 ou 30 boules, sont les descendants pour certains, de nos bons vieux fournisseurs de fil qui chante. Pas exactement de dangereux anarchistes. Quoique. Comme disait l'autre "Je prend le meilleur, et le reste aussi".
Au final les comptables sont toujours gagnant, et le pognon a juste changé de destination. Les petits commerçants ? Allons, comme le disait si bien feu Edouard L, c'est pour le bien du CONSOMATEUR.

Symoon a dit…

Ce qu'on ne semble jamais prendre en compte dans le chiffrage du manque à gagner pour les maisons de disque, c'est la musique téléchargée qui n'aurait pas été achetée de toute façon s'il avait fallu payer.
En gros avant, quand on aimait bien un titre sans +, on empruntait le disque d'un pote ou on enregistrait à la radio. Maintenant on peut télécharger. Ca ne veut pas dire pour autant que ça aurait été *vendu*.
Pour moi une grosse part du pb des ventes vient aussi de l'offre. C'est sans doute aussi parce que je vieillis, mais je n'ai vu émerger aucun nouvel artiste qui m'ait vraiment donné envie d'acheter son disque dans les années 2000.

JR a dit…

Symoon, dans le cadre spécifique de Century Media, qui est donc un label indépendant, 4500 téléchargements d'albums, cela représente une quantité énorme, et pas seulement la frange des "curieux" qui téléchargent l'album pour se faire une idée avant achat, ou bien ceux qui aiment un titre "sans plus", comme tu dis.

Et comme je le disais plus haut, mon quotidien de disquaire spécialisé, hélas, prouve le téléchargement illégal n'est pas un simple prétexte des majors pour se plaindre. Les chiffres ont VRAIMENT diminué, et j'ai manqué beaucoup de ventes dans mon magasin car les gens téléchargeaient, parce que c'est gratuit et "parce que tout le monde le fait", et ce sont des albums qu'ils auraient acheté, il y a encore quelques années, quand le téléchargement n'était pas répandu. Comment je le sais ? Ils l'avouaient eux-mêmes bien volontiers, tout simplement.
Quand mon rayon disques a fermé, je me suis retrouvé muté au rayon des baladeurs mp3, et je peux vous certifier que j'ai eu bien plus de ventes et de clients en baladeurs qu'en disques, et que tous reconnaissaient, là encore bien volontiers, tout télécharger et ne rien acheter, (et écouter sur des stations d'accueil et non des chaînes hi-fi, ceci expliquant cela, évolution oblige). Pire, ceux à qui je parlais CDs et achat légal se moquaient de moi et me prenaient pour un vendeur ringard.
Donc, non, vraiment, nous qui achetons nos musiques préférées en CD, nous les amoureux de la musique, nous ne sommes pas la majorité.

Julia a dit…

JR, j'ai lu tes 4 commentaires-certes c'étaient des pavés mais c'était intéressant, et ça semble vrai... Je trouve pas quoi contredire.

C'est vrai que je n'avais pas pensé au fait que les grands labels privilégient le type de musique qui se vend bien à celui qui est "de bonne qualité". Ce qui est à la mode prime sur ce qui est inventif, blabla, on l'a déjà dit mais c'est vrai, que ce soit Nicki Minaj, Shy'm, Rihannah ou Corneille, j'ai l'impression d'entendre sensiblement le même genre de truc quand je laisse la télé allumée.
Ca fait des voix assez moches, trafiquées souvent et toujours des sons électroniques qui cachent plus la misère qu'ils améliorent le morceau.
Le genre de tubes qui marche bien parce qu'on a décidé que c'était tendance puis finalement quelques mois après on s'en souvient plus-ça, c'est pas le genre d'album qu'on achèterait... Et c'est ce qui fait la musique un simple bien de consommation, qu'on n'a plus tellement de plaisir de "posséder" en version "solide"; on l'écoute quand c'est le temps, et ensuite poubelle. Dans ces cas-là, c'est possible de ne pas avoir de remords à télécharger parce que finalement on s'en fout du travail de l'artiste (je parle généralement), c'est juste un bien consommable comme un autre.
Qu'on oubliera après usure.
D'ailleurs, un truc qui m'avait choquée (enfin, c'est pas le mot, j'exagère mais bref) c'était qu'au collège j'avais dit une fois que j'adorais Led Zeppelin et les Sex Pistols-et là y'a un blaireau qui m'a dit le plus sérieusement du monde "c'est dépassé, ça, ça craint"
...Si la musique se ringardise, je crois qu'on a perdu l'esprit de ce que c'est vraiment à l'origine...

Désolée pour le HS.

Wild Thing a dit…

Century, ça fait bien longtemps qu'ils ne sont absolument plus indépendant! Arrivé à une certaine taille, il n'y a aucune différence entre major et indépendants, puisqu'ils partagent les mêmes réseaux de distribution et de promotion!La seule différence, c'est que Century a des artistes dont les ventes sont confidentielles (qui, à part les fans de metal connait vraimentles albums d'Iced Earth ou Napalm Death?) et qu'ils n'ont pas une tête de gondole type "grand public" qui va leur assurer un max de blé et qu'ils sont jaloux des autres maisons de disques qui font du fric avec de la merde radiophonique et télévisée.

C'est à cause de ce dégoût de l'industrie musicale et du besoin de soutien aux groupes que l'on apprécie qu'un collectif d'utopistes a créé Amour & Discipline.
Bientôt, vous pourrez, si vous appréciez un groupe, lui faire un don, comme ça, contre rien du tout, pas même un sticker ou un autre connerie mercantile, juste pour montrer que vous êtes prêt à faire un geste pour aider le groupe à poursuivre sa passion.

Pourquoi? Jetez un oeil au manifeste, vous comprendrez:
http://amour-discipline.org/infos/manifesto/

Il n'y a pas que des consommateurs vilains pirates, il y a beaucoup de vrais fans de musique qui ont d'autres priorité financières (bouffer correctement, aller au boulot en bagnole,élever ses gosses, etc.) qu'un cd à 20 balles dans un supermarché "culturel"...

thorgal_92 a dit…

@JR : merci pour ta très intéressante anayse que je ne me lasse pas de lire.