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mercredi 6 janvier 2016

R.I.P. Pierre Boulez.

11 commentaires:

Anonyme a dit…

RIP Pierre, très grand compositeur et chef d'orchestre

Anonyme a dit…

Eh oh...ça va s'arrêter quand cette hécatombe ???

Hugues Gros a dit…

Encore un grand musicien/compositeur/chef d'orchestre qui s'en va. Je l'avais vu en janvier 1984 dirigeant Zappa au Théâtre de la Ville à Paris pour 3 compositions. C'était une grande première pour Zappa qui était enfin pris au sérieux par les grands du "classique". Zappa était venu lui même remercier Boulez et saluer son public à la fin du concert. Il existe une video de l'INA sur cette soirée (http://www.ina.fr/video/CAB8400070201). R.I.P.

Althea a dit…

Musique intéressante à "penser", concept intéressant à étudier ... mais absolument inécoutable ^^

L'abbé Chamel a dit…

Il est parti rejoindre Zappa... Dieu va vraiment devoir acheter des boules Quiès!

Boulez était un immense chef d'orchestre mais comme compositeur d'oeuvres originales il était à peu près au niveau de "Licence IV" et de leur "Viens boire un p'tit coup à la maison".

Anonyme a dit…

L abbé Chamel,
j ai remarqué t es gratiné niveau commentaires, mais j avoue ca me fait rire!effectivement rien ne sert d ecouter ce genre d oeuvre si ce n est en le replacant dans son contexte. Connaitre l histoire de la musique depuis au moins...disons Berg Schonberg etc.
c est comme dire que Bernstein aurait fait de la variété, ou que Strauss aurait composé la musique de 2001 l Odyssee de l espace, Prokovief la pub du parfum egoiste, ou Mozart celle de je ne sais plus quelle lessive..
en gros tes com sont hyper drôles si on est en train de boire des coups, mais sinon tu passes pour un inculte total!!)
Mais bon, ca m a fait rire!
Benj.

L'abbé Chamel a dit…


Je suis moins inculte que tu pourrais le croire (je sais par ex. qui a composé le "Pierrot lunaire").

Boulez était un IMMENSE arriviste, il voulait entrer dans l'histoire de la musique au même titre que Berg Schoenberg ou Stravinsky... Hélas il était médiocre compositeur. Le sérialisme généralisé est une impasse.

C'est pour ça que Zappa et Boulez se sont trouvés : le 1er cherchait une reconnaissance pour son travail de la part d'une "légende" européenne, le second s'est dit qu'il allait pouvoir conquérir un nouveau public (le jeune à cheveux longs).
Résultat de cette rencontre "show-biz": le néant.
Niveau "relations publiques" Zappa a été adoubé comme compositeur contemporain et Boulez s'est fait polir son ego, ce qu'il adorait.

Tu devrais lire le bouquin d'Henry Barraud "Pour comprendre les musiques d'aujourd"hui" : il date de 1968, le "cas" Boulez y est réglé en deux coups de cuillère à pot. A cette date le Pierrot était en Allemagne on pouvait donc encore dire la vérité sur son cas. A partir de 1974 (date du retour du "maître" en France) ça devenait périlleux...

Quelque part Boulez c'est comme Madonna : un petit peu de talent dans un océan d'ambition, et la volonté de durer durer durer, et de faire parler de soi, tout le temps.

Moi j'échangerais pas un baril de Boulez contre 5 minutes de Ligeti. L'artifice contre l'authentique pulsion créatrice, j'hésite pas... ;-)

Anonyme a dit…

j'en ai marre de venir sur ton blog et de voir que des mauvaises nouvelles....
si les gens continuent de mourir, tu vas perdre un fidèle lecteur!!
bonne année et meilleurs voeux quand même mon tonton préféré!!

Anonyme a dit…

Ok mon cher Abbé,
je vois4u maitrise ca fait plaisir
bien sur c est sans comparaison avec un Ligeti!
Et tu as raison, le business est là, journaleux parisiens, francs mac, snob, vrai geek ou intellectuel de la musique dite savante, etc etc
tu peux aussi ajouter argent public, monopole des sub, politique, etc
je defendais Boulez juste dans le sens où même sachant tt ca, ca donne une colonne vertebrale à l evolution de la musique classique, savante, grande, appelons la comme on veut.
en revanche, un chef d orchestre et connaisseur du repertoire hors pair, et l ircam et l intercont donne une bonne vitrine à travers le monde (sans vouloir faire du politiquement correct, et sachant que ca coute des ronds et que 30000e d argent public par concert pr diriger c est une honte)

L'abbé Chamel a dit…

et puis je viens de voir passer sur le Net ce concert :

PARIS, France
Théatre des Champs-ElysÈes
29 oct 1981


01 Igor STRAVINSKY :
Le Chant du Rossignol (1917)

02 Pierre BOULEZ :
Le Soleil des eaux (1948-65)*

03 Arnold SCHONBERG :
PÈlleas und Melisande, op.5 (1902-03)

Ca résume bien le personnage : Boulez le chef d'orchestre interprétant du Boulez-compositeur. Belle auto-promo... Fallait oser.

En plus : "STRAVINSKY / BOULEZ / SCHONBERG"... z'avez pigé le message? Tout là-haut au firmament des compositeurs du XXème y a Igor, Arnold... et Pierrot le Français!

Boulez au niveau du compositeur du "Sacre du printemps"? Et ta soeur?

Anonyme a dit…

L'abbé Chamel, tu devrais regarder 20 Feet from Stardom pour comprendre la société du spectacle au lieu de t'arrêter sur des pensées profondes du genre "on n'a rien sans rien", "sam suffit", ou bien encore "n'engueuler pas le patron, la patronne s'en charge". Opposer talent et ambition dans une culture ultra-médiatisée et mondialisée c'est opposer création et communication, et s'arrêter à une grille de lecture du monde culturel digne des plus grands critiques romantiques (en fait les moins bons). Dans laquelle l'artiste doit se couper une oreille pour être crédible ou au minimum faire la gueule sur une photo en noire et blanc dans un vieux numéro des Inrocks. Un moment dans le film cité plus haut, Springsteen tente d'expliquer en gros le truc : Il y a des milliers d'artistes sur le territoire aves une voix incroyable, mais il y en a qu'un seul qui prendra la lumière, pourquoi ?
Pour tout un tas de raisons, dont l'une est très certainement l'ambition, mais très certainement pas que.
Des casseroles et des chicaneries j'en connais pas un seul qui en ai pas. Parce qu'on est toujours le con de quelqu'un. Mais résumer la carrière et l'œuvre d'un artiste à une histoire d'ambition, que ce soit Madonna, Boulez,Springsteen ou n'importe laquelle de ces stars de ciné qui a du passer à la casserole pour bosser (et encore si toutes celles et ceux qui ont couché étaient devenus des stars...)c'est pas terrible comme argument.
Bien beau d'étaler sa culture, mais comme dit le philosophe, Patrick Bruel, l'important c'est pas la valeur des cartes, c'est ce que tu en fais.
Bjorn Björn